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Leçon 6 / 10 — Chapitre 2: Scrum : les rôles et le backlog

Écrire une bonne user story (INVEST)

Le format « En tant que… je veux… afin de… » ne suffit pas à faire une bonne story. Six qualités, résumées par l'acronyme INVEST, servent de grille de contrôle.

I — Indépendante

On peut la réaliser sans dépendre d'une autre story pas encore faite. Des stories trop enchevêtrées empêchent de choisir librement l'ordre.

N — Négociable

Elle décrit un besoin, pas un contrat figé. Les détails de réalisation se discutent entre le PO et l'équipe ; la story n'est pas un cahier des charges.

V — a de la Valeur

Elle apporte un bénéfice visible pour l'utilisateur ou le client. Une story purement technique (« migrer la base ») se reformule pour dire à quoi elle sert, ou se regroupe avec une story de valeur.

E — Estimable

L'équipe peut lui donner un ordre de grandeur. Si elle n'y arrive pas, c'est que la story est trop floue ou trop grosse : il faut la clarifier ou la découper.

S — Suffisamment petite

Elle tient dans un sprint, idéalement en quelques jours. Une story qui prend tout un sprint est risquée.

T — Testable

On peut vérifier objectivement qu'elle est faite, grâce à ses critères d'acceptation (leçon suivante).

Exemple concret : « En tant que cliente, je veux voir mon solde de points sur l'écran d'accueil, afin de savoir où j'en suis sans chercher. » Indépendante des autres écrans, négociable sur la présentation, de la valeur claire, estimable (petit), petite, testable (le solde s'affiche et il est juste).

À vous de jouer : prenez une story et vérifiez-la sur deux des six critères INVEST.

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