Leçon 2 / 9 — Chapitre 6: S'organiser : temps, main-d'œuvre et gestion
Tenir des registres simples qui servent
Un registre n'est utile que s'il est simple à tenir et qu'on s'en sert pour décider. Quelques cahiers bien choisis suffisent à une petite exploitation.
Le cahier de parcelle (ou d'atelier)
Pour chaque parcelle ou atelier : ce qui y est fait et quand (semis, intrants, traitements, récolte, quantité obtenue). Cela permet de comparer les parcelles, de repérer une baisse, et de respecter la rotation.
Le cahier de stock
Entrées et sorties de ce qui compte : matières premières, intrants, produits finis. On voit à tout moment ce qu'on a, on anticipe les ruptures, on repère les pertes ou les vols.
Le cahier de recettes et dépenses
Vu au chapitre 3 : toutes les entrées et sorties d'argent de l'activité, en deux colonnes.
La fiche de lot
Vue au chapitre 3 : pour chaque production transformée, la date, la matière première, la quantité, le résultat du contrôle qualité.
Les principes communs
- Le minimum utile : mieux vaut trois cahiers vraiment tenus que dix abandonnés.
- Noter tout de suite, pas de mémoire en fin de semaine.
- Relire régulièrement : un registre qu'on ne relit jamais ne sert à rien.
- Un support solide : un cahier résistant, rangé toujours au même endroit.
Exemple concret : un producteur ne notait rien et pensait que sa parcelle du bas rendait moins "parce qu'elle est ombragée". Son cahier de parcelle, tenu une saison, a montré qu'il y semait toujours en retard : le problème était la date, pas l'ombre.
À vous de jouer : choisissez les deux registres les plus utiles pour votre activité aujourd'hui, et décrivez leurs colonnes.
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